Witamy - Zapraszamy


 
PortailAccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez| .

Maria Walewska

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
MessageAuteur
MessageSujet: Maria Walewska Mar 6 Nov 2007 - 20:56

Marie Walewska (comtesse Marie, née Laczinska) 1786-1817





Mariée en 1804 avec le comte Athanase Walewski, mère l'année suivante d'un petit Antoine, elle fait partie en 1807 des Polonais venus accueillir avec ferveur l'Empereur au relais de Blonie.
Se faufilant à travers la foule, elle arrive jusqu'à sa voiture et lui déclare : "Soyez le bienvenu, mille fois le bienvenu sur notre terre ! Rien de ce que nous ferons ne rendra d'une manière assez énergique ni les sentiments d'admiration que nous portons à votre personne ni le plaisir que nous avons à vous voir fouler le sol de cette patrie qui vous attend pour se relever !"
Parvenu à destination, Napoléon demande qu'on la recherche. Elle est non sans mal identifiée et l'Empereur l'invite au bal. Elle ne veut pas s'y rendre mais tout Varsovie la presse d'accepter, son époux en tête. L'Empereur lui fixe bientôt un rendez-vous particulier et leur liaison se poursuit après le départ de Napoléon de Pologne. Ils se revoient à Paris en 1808, l'année suivante en Autriche. Marie donne un fils à l'Empereur en 1810 et s'installe à Paris. Elle suit même l'Empereur à l'île d'Elbe et le revoit à Malmaison après Waterloo.
Après la mort du comte Athanase Walewski, Marie épouse Philippe-Antoine d'Ornano, futur maréchal de France. Elle meurt le 11 décembre 1817, à l'âge de 31 ans.

(sources : Dictionnaire Napoléon, sous la direction de Jean Tulard, Fayard, 1999)


1814-1815 : Napoléon est empereur de l'ïle d'Elbe...

A la chute de l'Empire, le traité de Fontainebleau du 11 avril 1814, accorda la souveraineté pleine et entière de l'île d'Elbe à l'empereur Napoléon 1er.

Pendant toute la durée de son séjour sur l'île, Napoléon dynamisa son minuscule royaume. Elle fut embellie et modernisée comme jamais. La construction de routes et ponts, le renforcement des fortifications et l'irrigation des cultures procurèrent aux habitants de nombreux emplois. L'empereur gérait son île en bon père de famille, ne négligeant pas les moyens d'en accroître les ressources : la plantation d'oliviers, de mûriers pouvant favoriser l'élevage de vers à soie, suggérant la culture de la pomme de terre, développant la production et l'exportation du vin. Il créa un hôpital, développa les carrières de granit et de marbre...

Cette activité débordante ne détournait pas pour autant l'attention de l'empereur du sort de l'Europe, et plus particulièrement de la France. De nombreuses personnalités faisaient le voyage jusqu'à l'île pour le rencontrer et ne manquaient jamais de l'informer de l'état des esprits dans la mère patrie. Il recevait et lisait avec beaucoup d'attention les publications françaises et étrangères.




Au tout début septembre 1814, arrivèrent sur l'île deux dames accompagnées d'un petit garçon. Il s'agissait de la comtesse Maria Walewska, "l'épouse polonaise" de l'empereur, qui vint lui rendre visite en compagnie de sa soeur et de "leur fils", fruit de leurs amours au temps de Wagram.

Nul doute que la présence de Marie et d'Alexandre, apporta à Napoléon quelque consolation dans la pénible situation où il était. En tenant l'enfant sur ses genoux, sans doute songeait-il au roi de Rome à qui il ressemblait étrangement, cet autre fils, légitime cette fois, et pour lequel il formait tant de voeux.

Ce que sont les destinées ! L'un mourra à Vienne à l'âge de vingt ans, presque abandonné et ce petit qu'il serre contre lui, recevra de longues années plus tard la nationalité française, sera fait ambassadeur de France, sénateur, député, président de l'Assemblée nationale et enfin ministre !




A Sainte-Hélène, lorsque tout se sera définitivement effondré et en songeant à Maria, Napoléon dira d'elle à Las Cases : Une femme charmante, un ange ! C'est bien d'elle qu'on peut dire que son âme est aussi belle que sa figure. Il aurait pu ajouter, dévouée et reconnaissante.

Aux heures les plus sombres, elle accourait toujours. Déjà, quelques mois auparavant, alors que se jouait le sort de l'Empire, elle était venue à Fontainebleau pour le réconforter. Il n'avait pas voulu la recevoir.

Après Waterloo, on la retrouvera de nouveau au château de Malmaison. Elle suppliera l'empereur de les emmener, elle et leur fils dans le nouvel exil qui se dessinait. Napoléon lui en sut gré, mais ne souhaitant pas qu'elle et le petit Alexandre missent leur vie en péril par sa faute, déclina son offre.

Elle épousera en secondes noces Philippe-Antoine d'Ornano, comte de l'Empire, le 7 septembre 1816 et dont la mère, née Isabelle Bonaparte, n'était autre que la cousine germaine de Charles Bonaparte, père de l'empereur Napoléon. Cette union donnera au couple un fils prénommé Rodolphe-Auguste. Elle s'éteindra à Paris six mois plus tard, le 11 décembre 1817, à l'âge de trente et un ans.
Son coeur repose dans une urne dans le caveau des Ornano, au cimetière du Père Lachaise à Paris. Une rumeur dit que son corps aurait été discrètement rapatrié peu après son décès en Pologne et qu'il reposerait dans la crypte de l'église de Kiernozia, à 80 kilomètres de Varsovie.
Laurent
NOUVEAU (ELLE)
NOUVEAU (ELLE)



Revenir en haut Aller en bas

Maria Walewska

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Witamy - Zapraszamy  :: Polska i Polacy - La Pologne et les Polonais :: Historia Polski - Histoire de la Pologne-